Rasoir de sûreté ou rasoir jetable : lequel choisir (le comparatif honnête)
Rasoir de sûreté ou rasoir jetable ? Le jetable gagne sur la facilité et le prix d'entrée. Le rasoir de sûreté gagne sur tout le reste : coût sur l'année, douceur pour la peau, déchets et plaisir de se raser. Si vous vous rasez au moins deux fois par semaine, le rasoir de sûreté est presque toujours le meilleur choix.
C'est une question que beaucoup d'hommes se posent devant le rayon rasage : est ce que ça vaut vraiment le coup de lâcher le jetable pour un rasoir de sûreté ? On va comparer les deux honnêtement, point par point, sans vous dire que l'un est parfait et l'autre nul. Les deux ont leur place. L'idée, c'est que vous repartiez en sachant lequel est fait pour vous, votre peau et votre rythme.
01Le rasoir jetable : ce qu'il fait bien, et ce qu'il fait mal
Le rasoir jetable a deux vrais avantages. Il ne demande aucun apprentissage : vous le posez sur la joue, vous tirez, c'est rasé. Et il ne coûte presque rien à l'achat. Pour un rasage occasionnel, un déplacement ou un oubli à la salle de sport, c'est imbattable.
Ses défauts arrivent avec l'usage régulier. Les lames multiples passent trois ou cinq fois au même endroit en un seul geste, ce qui tire sur la peau et coupe le poil sous la surface. Résultat : feu du rasoir, petits boutons et poils incarnés chez beaucoup d'hommes. Les lames s'émoussent vite, la tête se bouche avec les poils de barbe, et on finit par forcer. Enfin, un jetable, par définition, va à la poubelle entier. Plastique, lames, tout.
02Le rasoir de sûreté : comment ça marche vraiment
Un rasoir de sûreté, c'est un manche, une tête en métal et une seule lame double tranchant que l'on change. La tête limite l'exposition de la lame, d'où le nom. Il n'y a pas de bande lubrifiante ni de tête pivotante : c'est vous qui donnez l'angle, autour de 30 degrés, et c'est le poids du rasoir qui fait le travail. On n'appuie pas.
Une seule lame bien affûtée coupe le poil net, à ras de la peau, sans repasser trois fois. C'est pour ça que tant d'hommes à la peau réactive y passent et n'en reviennent pas. Et comme on change la lame toutes les 3 à 6 utilisations, on se rase toujours avec quelque chose de vraiment tranchant.
03Le prix sur un an : le vrai calcul
C'est là que le jetable perd son principal argument. Un rasoir jetable coûte peu à l'unité, mais vous en jetez un toutes les semaines ou presque. Sur un an, à raison d'un rasoir par semaine, ça fait une cinquantaine de rasoirs, plus les recharges si vous êtes passé au modèle à cartouches, qui coûtent souvent plus cher que le rasoir lui même.
Le rasoir de sûreté, lui, demande un achat de départ plus élevé, puis des lames double tranchant qui se vendent par paquets de 5, 10 ou 100 pour quelques euros. Une lame revient souvent à moins de 20 centimes. Même en changeant de lame chaque semaine, l'année revient à quelques euros de consommables. Le rasoir, lui, vous le gardez dix ans, vingt ans, voire toute une vie s'il est bien entretenu. Au bout de la première année, le rasoir de sûreté est amorti. Ensuite, c'est tout bénéfice.
04Irritation, boutons, poils incarnés : lequel est le plus doux
Pour la peau, le rasoir de sûreté gagne nettement, à condition de l'utiliser correctement. Une seule lame, pas de pression, un bon savon ou une bonne crème montée au blaireau : la peau est beaucoup moins agressée. Les poils incarnés diminuent parce que la lame ne coupe pas le poil sous la peau, contrairement aux têtes multi lames qui le tirent avant de le couper.
Le jetable peut convenir aux peaux solides et aux barbes fines. Mais si vous avez la peau qui rougit, le cou qui pique ou des boutons après chaque rasage, c'est souvent le rasoir qui est en cause, pas vous. Dans ce cas, le passage au rasoir de sûreté change souvent la donne en deux ou trois semaines.
05Le temps et l'apprentissage
Soyons honnêtes : le rasoir de sûreté demande une courte période d'apprentissage. Les premiers rasages prennent plus de temps, parce qu'on cherche l'angle, qu'on va doucement et qu'on fait de petits passages. Comptez une à deux semaines pour trouver vos repères, et quelques petites coupures possibles au début, surtout sur la mâchoire et sous le nez.
Après ça, un rasage au rasoir de sûreté prend environ le même temps qu'au jetable, cinq à dix minutes, et beaucoup d'hommes y prennent goût. Ce n'est plus une corvée du matin, c'est un petit moment à soi. Si vous voulez partir du bon pied, on a écrit un guide pas à pas sur comment utiliser un rasoir de sûreté, de la préparation à l'après rasage.
06Voyage, déchets et entretien
En voyage, le jetable garde un avantage pratique : les lames de rasoir de sûreté ne passent pas en bagage cabine, il faut les mettre en soute ou en racheter sur place. Le rasoir lui même, sans lame, voyage sans problème.
Côté déchets, il n'y a pas débat. Une lame double tranchant, c'est un petit morceau d'acier recyclable. Un jetable, c'est du plastique et du métal mélangés, impossible à recycler dans la plupart des filières. Sur une vie de rasage, la différence se compte en centaines de rasoirs.
L'entretien du rasoir de sûreté est simple : rinçage à l'eau chaude après chaque rasage, séchage, et un démontage rapide de la tête une fois par semaine pour enlever les résidus de savon. Rien de plus. Le jetable, lui, ne s'entretient pas : on le jette.
07Pour qui le jetable reste le bon choix
Le rasoir jetable reste une bonne option si vous vous rasez rarement, par exemple une fois toutes les deux semaines pour rafraîchir les contours d'une barbe. Il convient aussi à ceux qui n'ont aucune envie d'apprendre un geste, qui se rasent souvent sous la douche à toute vitesse, ou qui voyagent beaucoup en cabine. Il n'y a aucune honte à ça. Un rasoir qu'on utilise vaut mieux qu'un rasoir qui dort dans un tiroir.
08Pour qui passer au rasoir de sûreté

Si vous vous rasez deux fois par semaine ou plus, si votre peau réagit mal au multi lames, si vous en avez assez d'acheter des recharges, ou simplement si vous avez envie d'un bel objet qui dure, le rasoir de sûreté est fait pour vous. C'est aussi un cadeau qui marque : chez Ippos Beard, le rasoir de sûreté en bois d'olivier (89,99 €) est gravé à la main dans notre atelier en France, avec un prénom, une date ou un petit mot. Un rasoir qu'on garde vingt ans mérite bien un nom dessus. Et si vous voulez aller encore plus loin dans le rasage traditionnel, le rasoir coupe choux gravé (49,99 €) est l'étape d'après.
Comment choisir
Posez vous trois questions. À quelle fréquence je me rase ? Moins d'une fois par semaine, le jetable suffit. Plus, le rasoir de sûreté est amorti en quelques mois. Comment réagit ma peau ? Rougeurs, boutons ou poils incarnés, passez à la lame unique. Est ce que j'ai envie d'y prendre un peu de plaisir ? Si oui, choisissez un rasoir avec un manche agréable en main, bien équilibré, que vous aurez envie de garder. Vous pouvez même le faire graver, comme tous nos accessoires de barbe personnalisés, pour qu'il soit vraiment le vôtre. Et pour d'autres idées gravées, jetez un œil à notre sélection de cadeaux gravés pour homme.
Voir le rasoir de sûretéQuestions fréquentes
Est ce que le rasoir de sûreté coupe plus que le jetable ?
Au début, on peut se couper un peu plus souvent le temps de trouver l'angle, mais une fois le geste acquis, le rasoir de sûreté est au contraire plus doux pour la peau qu'un multi lames, parce qu'une seule lame passe et qu'on n'appuie pas.
Combien de temps dure une lame de rasoir de sûreté ?
En général 3 à 6 rasages selon la barbe et la dureté du poil. Dès que la lame tire ou accroche, on la change. Les lames double tranchant coûtent quelques centimes l'unité.
Le rasoir de sûreté est il rentable par rapport au jetable ?
Oui, généralement dès la première année pour quelqu'un qui se rase régulièrement. Le rasoir s'achète une fois et se garde des années, et les lames reviennent à quelques euros par an, contre des dizaines de rasoirs ou de recharges jetables.
Peut on prendre un rasoir de sûreté en avion ?
Le rasoir sans lame passe en cabine. Les lames, elles, doivent aller en soute ou être achetées à l'arrivée. Pour un court séjour, un jetable en cabine reste pratique.